La pâte Fimo

Si vous fréquentez les boutiques de loisirs créatifs, vous avez sûrement déjà rencontré la pâte fimo. Mais rencontrer ne veut pas dire remarquer. En effet, elle cache bien son jeu sous ses allures de pâte à modeler pour maternelle.

« Fimo » est la marque la plus disponible en France, mais le nom générique de cette pâte est polymère. Encore peu répandue chez nous, cette matière est pleinement reconnue aux USA, au Canada et au Royaume Uni. Les artistes y exposent dans des lieux prestigieux, animent des stages de haut niveau technique et favorisent ainsi la reconnaissance de leurs pratiques.

En réalité, c’est du PVC, un des plastiques les plus utilisés dans notre société moderne. La pâte polymère revêt son aspect définitif de plastique dur après passage au four entre 120° et 140° pendant un temps moyen de 30mn. Après cuisson, la pâte conservera toujours sa forme et ses couleurs, elle résiste à l’eau et au temps qui passe.

Avant cuisson, c’est une matière aussi souple que la pâte à modeler. Bien que la plupart du temps utilisée pour la fabrication de bijoux et de perles, elle se prête à toutes les mises en forme comme l’argile. La grande diversité des couleurs et leur miscibilité (comme de la gouache) offrent un éventail de possibilités infini.

Farfelines et Mélidoïs

Les Farfelines et les Mélidoïs sont tous des pièces uniques issues de mon imagination il y a environ 3 ans. Je pense qu’ils viennent des contes, des livres et de certains dessins animés qui ont baigné mon enfance.

Les fleurs, les champignons et bien sûr les personnages sont réalisés à la main. Les couleurs sont obtenues par le mélange de pâtes de différentes couleurs. Seuls les visages sont peints.

Je passe en général au moins 3h sur un personnage et pas loin de 2h pour un champignon ou une fleur. J’utilise beaucoup d’éléments naturels toutefois certaines mousses sont synthétiques.

Les Farfelines

champis_roses_FLOUElles sont issues d’une branche conjointe aux elfes et aux fées des fleurs. Elles se nourrissent du nectar des fleurs, de baies et boivent l’eau de la rosée. Elles apparaissent le matin au cœur d’une fleur et disparaissent avec les derniers rayons du soleil. Une seule exception à cette règle, les nuits de pleine lune où elles participent aux festivités qui célèbrent la naissance d’un Mélidoï. Ces réunions sont aussi l’occasion de s’inquiéter de la face sombre que présente le monde d’aujourd’hui. Cette obscurité atténue la capacité des humains à rêver et pourrait bien un jour les faire disparaître.

Elles ont le pouvoir de rendre charmant le plus petit coin de nature. Elles peuvent faire d’un bord de ruisseau ou d’un sous-bois un jardin enchanté où naissent les songes. Elles protègent l’innocence des enfants et apportent aux adultes ces petits moments de la vie où l’âme est à fleur d’émotion.

Elles sont charmeuses, enjouées et délicates. On les trouve souvent à jouer à cache-cache dans les sous-bois, à faire de la balançoire. On les surprend parfois en pleine conversation avec les papillons, les abeilles ou les bourdons.

Pour les apprivoiser, il faut ne pas avoir passé 18 ans ou avoir gardé son âme d’enfant. Elles s’installent alors dans un lieu calme et douillet dans la maison de leur protecteur.

Les Mélidoïs

bucheron_seul     Ils sont tous de la même famille, issue d’une lointaine lignée de gnomes.

Ils naissent à minuit, les nuits de pleine lune, dans un couffin de mousse. Ces naissances sont l’occasion de grandes fêtes qui réunissent tous les habitants de ces lieux. Ils préparent des festins de fruits au miel et de champignons (1 pomme peut nourrir jusqu’à 20 personnes !!) et s’enivrent des vins de fleurs dont ils gardent jalousement les recettes. Ces soirées se terminent en déferlement de musique : ils jouent de la flûte, du violon, du tamtam…et ont à leurs répertoire des danses qui se rapprochent de nos anciennes danses traditionnelles.

Ils sont farceurs et malicieux, les jeunes passent le plus clair de leur temps à jouer ou à rêver. Ils sont pêcheurs, jardiniers, cueilleurs mais un peu paresseux. Les pépés s’installent souvent au bord d’un ruisseau ou à l’ombre d’un champignon pour fumer la pipe ou faire une sieste.

Pour être à leur aise, ils ont besoin d’un endroit confortable où l’on prend soin d’eux.

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